Rappel de service
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RAPPEL DE SERVICE : Ground Control sera fermé au public ce jeudi 9 juillet - et donc la librairie Charybde aussi.
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RAPPEL DE SERVICE : Ground Control sera fermé au public ce jeudi 9 juillet - et donc la librairie Charybde aussi.
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Pour des raisons logistiques de dernière minute, Mathieu Tulissi-Gabard ne pourra pas être avec nous ce mercredi 1er juillet. Nous nous ferons néanmoins un plaisir de vous présenter son remarquable travail, et de vous commenter quelques trésors de la littérature de football qui ne se résout pas à la marchandisation.
Par ailleurs, Ground Control sera exceptionnellement fermé au public ce jeudi 2 juillet, et donc la librairie aussi.
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Comme tout Ground Control, la librairie Charybde sera fermée du lundi 22 décembre inclus au mardi 13 janvier inclus. Nous vous souhaitons une belle fin année 2025, et une excellente année 2026 !
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MESSAGE DE SERVICE : sans visibilité, nous attendons que les experts rendent leur verdict et que le sort de l'immeuble incendié derrière Ground Control soit fixé, pour mettre fin éventuellement à la stricte zone de sécurité, interdite au public de toute nature du fait du risque d'effondrement de la carcasse sur notre toit, zone de sécurité qui concerne l'arrière de Ground Control, incluant hélas notre librairie.
Avec l'aide des équipes de Ground Control, nous élaborons du mobilier mobile provisoire, qui nous permettra d'être présents dans la halle de Ground Control et ouverts à nos clientes et clients à partir du mercredi 13 août. Nous serons ravis dès cette date d'être assaillis de vos commandes de livres pour nous aider à surmonter cette tuile. Merci à toutes et tous de vos messages, en tout cas !
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La librairie est en pause hivernale et réouvrira le mercredi 15 janvier à 12 h 00. Bonne fin d'année 2024 à toutes et tous !
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L'équipe de la librairie s'accorde une petite pause olympique : nous serons fermés du vendredi 26 juillet inclus au mardi 13 août inclus. Durant cette période, les commandes seront toujours enregistrées, mais les livraisons ne reprendront qu'à partir du lundi 11 août (pour information d'initiée ou d'initié, plus de 400 occasions ont été ajoutées au stock ces dernières semaines). À très vite !
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Pour des raisons évidentes à notre sens, la librairie sera exceptionnellement fermée ce jeudi 19 janvier.
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Ground Control étant fermé au public ce mercredi 12 et ce jeudi 13 octobre, la librairie restera exceptionnellement fermée. On vous retrouve dès vendredi 14 octobre !
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Créée en 2011, la librairie Charybde, avec ses originalités et ses passions, avait failli disparaître en 2018 sous les charges, quelques malchances et les aléas normaux du petit commerce culturel, avant de trouver un havre prometteur et un véritable second souffle dans l'enceinte de Ground Control. Alors qu'elle commençait tout juste à se remettre sous ces cieux accueillants, une certaine pandémie a frappé, et malheureusement, la librairie s'est retrouvée prisonnière d'une boucle logique digne du chat de Schrödinger (pouvant et donc devant être ouverte à l'intérieur d'un lieu fermé). Vous avez été nombreuses et nombreux à nous aider à simplement survivre, de justesse, à ces deux ans qui auraient pu nous être directement fatals.
Depuis la reprise d'une activité "normale" en février 2022, et malgré un contexte très dégradé pour la librairie française en général au cours de ce premier semestre, contexte qui n'a pas semblé affecter Charybde, la librairie va mieux, ne creuse plus aucun déficit, et a notamment commencé à reprendre, à son rythme régulier, les événements et les rencontres qui la caractérisent tout spécialement.
MAIS :
* le poids des arriérés accumulés depuis 2018 est désormais trop important pour pouvoir être affronté par le résultat d'une activité normale (sauf à disposer de vingt ans devant soi, mais les fournisseurs de biens et de services, même les plus patients - et ils ne le sont pas tous... - n'ont pas de raison d'attendre) : la librairie ne peut pas actuellement faire face à ces paiements différés mais bien dûs.
* le manque chronique de trésorerie et les comptes sociaux dégradés ne nous permettent ni d'exercer notre activité dans des conditions logistiques satisfaisantes ni de reconstituer suffisamment le fond d'ouvrages qui fait, croyons-nous, notre force historique.
* la situation financière globalement critique nous empêche de transformer en réalités bon nombre d'idées fort prometteuses autour du livre et de notre lieu.
C'EST POURQUOI NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE AIDE EN URGENCE !
Nous vous proposons de concrétiser votre soutien sous diverses formes, à votre convenance :
- en nous adressant un don d'un montant de votre choix, soit par Paypal (contact@charybde.fr) soit par virement (nous contacter à la même adresse électronique) en indiquant "Soutien Charybde" dans l'intitulé.
- en effectuant un achat de soutien spécial (ou plusieurs !), incluant un livre et un don : un livre de poche pour 25 €ou un livre grand format pour 50 € (à vous de nous indiquer le titre souhaité dans votre courriel, ou de nous laisser choisir pour vous un titre que nous aimons particulièrement - nous vérifierons juste que vous ne l'avez pas déjà, avant de vous l'envoyer - ou de le tenir à votre disposition).
- en achetant un (ou plusieurs) de nos trésors cachés, à savoir la transcription imprimée et mise en forme de l'une des centaines de rencontres ayant eu lieu à la librairie depuis 2011 (la liste est ici), celles ayant été mises en ligne comme celles ne l'ayant pas été (en particulier au cours des quatre dernières années), pour la somme de 80 € chacune.
- et bien entendu, en nous commandant des livres de façon tout à fait "normale".
Avec votre soutien, nous visons d'atteindre successivement trois tranches dans les semaines estivales qui viennent :
1) 18 000 € : l'urgence des arriérés
2) 18 000 € : la reconstitution de la logistique et du fond
3) 15 000 € : la concrétisation de nouveaux projets et la solidité à l'ensemble
Nous vous tiendrons au courant chaque semaine sur ce blog (ci-dessous) du résultat de votre générosité.
N.B. : Nous n'avons pas souhaité utiliser l'une des nombreuses plate-formes existantes d'appel à financement participatif ou à soutien par le don, estimant (et nous espérons à raison) que les commissions qu'elles pratiquent ne correspondraient pas au service apporté, dans notre cas particulier, puisque nous avons le sentiment de connaître relativement bien la communauté des personnes susceptibles de nous aider directement ou de relayer fortement notre appel.
Nous comptons sur votre aide généreuse, nous en avons besoin maintenant.
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"Entre l’instant où il perd conscience pour toujours et celui où il reprend pied, renouant avec ses pensées, un quart de seconde s’est écoulé, le temps d’un clin ou d’un hoquet, et cependant c’est un bouleversement complet : l’angoisse et la souffrance qui saturaient son esprit et son corps dans leurs moindres recoins, un quart de seconde auparavant, s’en sont entièrement retirées ; tranchées net, dévitalisées, sans rien laisser derrière, sans heurt, elles n’ont soudain jamais existé ; s’il l’avait su, il ne saurait plus dire ce qu’elles étaient.
C’est comme si l’on avait jeté la montgolfière avec le lest.
Pour autant, l’émotion qu’il ressent maintenant – quoi que puissent être cet il et ce maintenant, tous deux encore très obscurs pour lui, sans parler du reste – n’est pas de la famille des joies.
Un allègement indicible, oui, mais ni allégresse ni bonheur, aucune lumière radiante, rien de tout ça. D’abord parce que nous sommes au milieu de la nuit et que les seules lumières proviennent du dehors, de lointains éclairages publics, une faible demi-lune (par une sorte de pudeur, il s’est tué dans le noir) ; ensuite et surtout parce qu’il se voit, qon âme à défaut d’autre terme voit, se découpant dans l’ombre, celui qu’il était, pendu au plafond, sans doute possible décédé et que, soulagement ineffable ou pas, il ne s’agit pas d’un spectacle plaisant.
Il n’est tout simplement pas beau à voir, ni de l’intérieur ni de l’extérieur, ce que son âme fait à la fois.
Or rien n’est plus facile que de s’en détourner. Masao comprend très vite, intuitivement, les lois qui régissent ce nouveau monde. Il ne se voit que parce qu’il le veut bien, il n’a pas le temps d’y penser qu’il est déjà ailleurs, fondu dans la mangue sur l’assiette, son oreiller, intensément gouttière, lampadaire, arrêt de bus, explorant des caves ou des toits. Il doit se concentrer pour revenir dans sa soupente, s’avouer la permanence désormais granitique de sa funeste situation.
Ces retours sont fulgurants, fulgurantes ses fuites. Il s’oublie un moment dans ce petit jeu, voletant autour de sa dernière demeure, se lançant chaque fois un peu plus haut, dans le ciel, pour d’émouvantes vues générales. Il ne semble pas qu’il puisse crever le plafond des nuages.
(Il y aura donc toujours un plafond quelque part.)
Mais s’il fait plusieurs fois le tour du pâté de maisons, dévalant sa rue en pente, grimpant aux arbres, frôlant les oiseaux endormis, les fourmis, en vérité Masao ne s’est pas quitté d’un pouce, pas vraiment.
C’est un fait, une part de lui est dans la chambre. Il sait combien il pèse au gramme près, il est le matou qui trotte trois rues plus loin et la rigidité cadavérique de ses orteils, la mouette qui passe (il n’ose pas la suivre jusqu’à la mer) et sa poitrine livide sous sa chemise ouverte, son nombril exposé à l’air
Par une nuit d’apparence ordinaire, dans une fort calme banlieue tokyoïte, le jeune Masao ?ta, employé dans une maison d’édition, s’est donné la mort, pour reprendre conscience différemment, une fraction de seconde plus tard, en tant que… fantôme. Et c’est là que les choses se corsent, car, tandis que se déroulent « sous ses yeux » (si l’on ose dire) la découverte de son corps, les diverses manifestations de chagrin de ses quelques proches et l’enquête de routine mais fort sérieuse de l’inspecteur de police spécialisé dans les suicides, le nouveau Masao réalise que la culture populaire en matière de revenants ne l’a guère préparé à ce qui se passe désormais effectivement…
Quelques mois à peine après le magnifique « Le dormeur », et dans un contexte qui semble avoir d’abord moins directement à voir avec le cinéma (même si, sans doute, la substance des « Enfers et fantômes d’Asie » et le travail intense d’un Stéphane du Mesnildot ne sont sans doute pas si loin), voici que Didier Da Silva nous revient, en cet avril 2021, toujours chez Marest, avec ce « La mort de Masao » aussi surprenant qu’enchanteur.
Conte tout à fait contemporain aux allures pourtant immémoriales, maniant un humour pince-sans-rire et un sens tout britannique de l’understatement, poignant et drôle, tendre et grinçant, jusqu’à sa superbe surprise finale, « La mort de Masao »peut osciller avec une étrange justesse entre la frénésie sous ergot de seigle du « Tous les diamants du ciel » de Claro et la précision onirique du « La maison des épreuves » de Jason Hrivnak, pour nous offrir une lecture rare, alerte, enjouée et pourtant subtilement méditative, dissimulant à chaque instant son potentiel tragique pour mieux nous en frapper, comme après coup.